Digging the Roots, Oh!

Digging the Roots, Oh!
My powers of expression, thought so sublime, they'll never do you justice in rhythm or rhyme.

Well my sense of humanity has gone down the drain: time to roll round in the bright sea of His prose and to join His enormous revelry. It's not dark yet, but it's getting there. Exuberance is Beauty, He'll heal my scars and the whirlwind of shadows, my soul. Feel like my soul has turned into steel: but He won't let me down. Sa bonté est éternellement recommençante. Every nerve in my body is so vacant and numb: He'll wake me up, He'll straighten my spine, He'll rejoice my mind.

Le dessein en est pris, je masteriserai Jean-Jacques une année durant. Jacques Berchtold veuille m'accompagner Sur la Route de Genève!

# Posté le jeudi 18 juin 2009 08:50

Modifié le samedi 20 juin 2009 13:36

Shove off, quickly and quietly.

Shove off, quickly and quietly.
If you ever try to interfere with me or cross my path again
You do so at the peril of your own life
I'm not quite as cool or forgiving as I sound
I've seen enough heartaches and strife

It's not always easy kicking someone out
Gotta wait a while - it can be an unpleasant task
Sometimes somebody wants you to give something up
And tears or not, it's too much to ask

___

# Posté le dimanche 31 mai 2009 16:27

Allégresse de retrouvailles.

Après-midi comme passée en compagnie de ma famille fantomatique. Voir George Harrison c'est voir un grand-oncle adoré, avec ses sourires complices et son regard de vieux sage indulgent. Voir Bob Dylan grognon, c'est réconfortant comme la présence d'un père taciturne.

Quelle chaleur de veillée au coin du feu du rock'n'roll!

o°.O Well it's all right, riding around in the breeze
Well it's all right, if you live the life you please
Well it's all right, doing the best you can
Well it's all right, as long as you lend a hand

You can sit around and wait for the phone to ring
Waiting for someone to tell you everything

Sit around and wonder what tomorrow will bring
Maybe a diamond ring

Well it's all right, even if they say you're wrong
Well it's all right, sometimes you gotta be strong
Well it's all right, As long as you got somewhere to lay
Well it's all right, everyday is Judgment Day

Maybe somewhere down the road aways
You'll think of me, wonder where I am these days
Maybe somewhere down the road when somebody plays
Purple haze

Well it's all right, even when push comes to shove
Well it's all right, if you got someone to love
Well it's all right, everything'll work out fine
Well it's all right, we're going to the end of the line

Don't have to be ashamed of the car I drive
I'm just glad to be here, happy to be alive
It don't matter if you're by my side
I'm satisfied

Well it's all right, even if you're old and grey
Well it's all right, you still got something to say

Well it's all right, remember to live and let live
Well it's all right, the best you can do is forgive

Well it's all right, riding around in the breeze
Well it's all right, if you live the life you please
Well it's all right, even if the sun don't shine
Well it's all right, we're going to the end of the line!
O.°o


Parfaits ces Traveling Wilburys,
dans une roulotte... Non?
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# Posté le vendredi 22 mai 2009 09:35

Modifié le dimanche 24 mai 2009 16:28

Le plaisir de la théière et autres futilités.

Cette nuit: la Reine sans Divertissement. Come in, she said, I'll give you shelter from the storm. "Ça a débuté comme ça. Moi, j'avais jamais rien dit."

Ce n'est pas que j'ai envie de negotium, mais je me prélasse depuis des mois dans l'otium et j'en ai mal au coeur. Besoin d'air frais. J'espère que je vais continuer à déménager tous les ans, ça me donne l'illusion de ne pas faire de sur-place.

Mon groupe de rock s'appelerait Wings 'n' Wigs, les guitares seraient saturées, les voix aigues et l'harmonica roi. On enregistrerait dans des wagons-lits qui créeraient ces distorsions du son.

Il serait tellement décevant que ma mère m'ait donné ce prénom uniquement parce qu'elle le trouvait joli... Je voudrais que ce soit par volonté d'atténuer la banalité de mon nom de famille, dans l'espoir que mon prénom me portât, me poussât irrésistiblement vers quelque chose d'exceptionnel, qu'il me forçât à en être digne, d'une façon ou d'une autre... Je n'en peux plus d'entendre les gens le commenter bêtement, niaisement, encore et encore. On devrait respecter les prénoms comme on respecte les prières, et toutes les paroles sacrées. Ne jamais les détacher de la personne qu'ils désignent, ne jamais les arracher à leurs propriétaires pour les faire tourner entre ses doigts et les observer dans tous les sens, comme un vulgaire bijou. C'est moi toute entière que vous avez sur la langue quand vous osez prononcer mon prénom, et je vous mets au défi de le comprendre, d'en deviner l'origine, de vouloir y voir clair! Vous n'aurez jamais le plus petit commencement de début d'aperçu de ce que ça me fait quand vous me sortez naïvement, émerveillés comme des mômes devant leur premier poney: "Oh! C'est joli! C'est original, en tout cas!", mais je ne pourrai jamais vous en vouloir parce que de toute façon, vous, vous VIVEZ, et vous usez les mots comme de vieilles serpillères, sans un regard pour leur beauté, sans une pensée pour leur génie: alors comment diable pourriez-vous un instant vous douter que les prénoms sont bien autre chose qu'une étiquette qu'on vous colle sur la fesse gauche à la naissance?
(Je dis "vous"; ce n'est pas "vous, lecteurs!", prenez le comme un "ils" direct. Je ne voudrais pas vous froisser.)

You know why I never write normal stuff? Because it makes too much sense.

J'ai tout dit, exploité toutes les choses qui me pompent l'air, je reviendrai quand j'aurai du nouveau, vraiment.


It's alright, Ma! It's life, and life only.

# Posté le jeudi 14 mai 2009 07:53

Modifié le vendredi 15 mai 2009 04:04

Chez moi, quand les hommes parlent, les gonzesses se taillent!

"Ohé! rangez-vous qu'on se chauffe! - Il ne te manque plus que d'enfourcher le foyer! Ce drôle a les jambes comme des pincettes.

- Une heure! - Il bise dru! - Savez-vous, mes chats- huants, ce qui a fait la lune si claire? - Non! - Les cornes de cocu qu'on y brûle.

- La rouge braise à griller de la charbonnée! - Comme la flamme danse bleue sur les tisons! Ohé! quel est le ribaud qui a battu sa ribaude?

- J'ai le nez gelé! - J'ai les grêves rôties! - Ne vois-tu rien dans le feu, Choupille? - Oui! une halle-barde. - Et toi, Jeanpoil? - Un oeil.

- Place, place à monsieur de La Chousserie! - Vous êtes là, monsieur le procureur, chaudement fourré et ganté pour l'hiver! - Oui-dà! les matous n'ont pas d'engelures!

- Ah! voici messieurs du guet! - Vos bottes fument.
- Et les tirelaines? - Nous en avons tué deux d'une arque-busade, les autres se sont échappés à travers la rivière.

*


Et c'est ainsi que s'acoquinaient à un feu de brandons, avec des gueux de nuit, un procureur au parlement qui courait le guilledou et les gascons du guet qui racontaient sans rire les exploits de leurs arquebuses détraquées.
"

Aloysius Bertrand, Gaspard de la Nuit.


C'est que ça peut vous manquer, un gueux; comme ça, au milieu d'un jour, entre le fromage et le dessert. Alors j'ouvre mon Gaspard de la Nuit ou mes Châtiments et je lis, me fendant d'un petit sourire narquois, ce qu'en disent Victor et Aloysius. Patience, patience...
Encore quelques mois avant le Swinging Paris.

Du coup, on ressort des vieilleries, normal.
Non, mais quand j'aurai uploadé une de mes vidéos
pas piquées des hannetons, je remiserai ça, promis.

# Posté le jeudi 30 avril 2009 16:17

Modifié le vendredi 01 mai 2009 07:03

Through this open world I'm about to ramble...

Through this open world I'm about to ramble...
Il s'en faudrait de peu que je ne flipasse!

(But the town has no need to be nervous.)

What if tout était moche?? What if tout partait en brioche?? What if on perdait nos valoches?

Se méfier des gravures et des Noms de Pays. Soudain, j'ai peur de ressentir exactement la déception du narrateur de la Recherche, quand après s'être formé un tas d'images et de fantasmes à partir de la magie sonore des noms de lieux, il s'y rend et découvre l'inadéquation entre les créations de son imagination et la réalité.
De plus en plus, je repense au voyage avorté de Des Esseintes* à Londres. Les ersatz trouvés à Paris condensent l'essence de ce qu'il s'attend à trouver en Angleterre, odeurs, saveurs, parler accentué, atmosphères embuées, et il revient chez lui plus satisfait que s'il y était véritablement allé, sans ressentir l'abominable déception de l'ailleurs... L'aventure, ce serait de ne pas partir.

Au secours.

*A Rebours, Huysmans.


# Posté le jeudi 30 avril 2009 07:47

Modifié le jeudi 30 avril 2009 13:49

Dies Beatae: at last, TOGETHER THROUGH LIFE is out, et c'est pas dommage.

Vous voulez savoir? C'est épuisant d'être obsédée par Bob Dylan. J'ai tellement envie d'en parler en permanence que je finis par garder un silence religieux de peur de ne plus réussir à endiguer la coulée de lave (j'ai dit LAVE!) la première parole échappée de ma bouche. Il y a tant de chansons géniales et complètement différentes qu'il me faudrait douze mille oreilles pour pouvoir écouter tout ce que j'ai envie d'écouter en même temps.
Alors comme moyen de réaliser virtuellement ces désirs qui se font quicher la tronche par le principe de réalité (quel farceur, ce Freud!), je n'ai trouvé que ça: faire une liste de touuutes les chansons qui me rendent de plus en plus gravement totale-monomaniaco-fanatique (mais SEULEMENT celles-là!), avec des liens pour que vous puissiez en profiter, tant qu'à faire: on n'est pas des bêtes!
Tout classement dépend d'une humeur hyper versatile, et les chronologies, ça m'emmerde, alors tout sera dans le désordre, au fil de ma mémoire immédiate.


It's Alright, Ma (I'm only bleeding)
Father Of Night
I Want You
Mr Tambourine Man
Series of Dreams
Sign On The Window
Sad-Eyed Lady of the Lowlands
Desolation Row
Love Minus Zero/No Limit
Nobody 'Cept You
Isis
Someday Baby
Dignity
Sara
4th Time Around
Just Like A Woman
New Morning
Highway 51 Revisited
Tombstone Blues
All I Really Wanna Do
Rainy Day Women # 12 & 35
Suze
Girl From The North Country

Saved
Honest with Me
Floater (Too Much To Ask)
Not Dark Yet
Tell Ol' Bill
Song To Woody
You Ain't Goin' Nowhere
Like A Rolling Stone
A Hard Rain's A-Gonna Fall
Dirt Road Blues
The Lonesome Death of Hattie Carroll
Rollin' and Tumblin'
Ballad of a Thin Man
Man of Constant Sorrow
Don't Think Twice, It's Alright
Man In The Long Black Coat
One More Cup Of Coffee
Tangled Up In Blue
Love Sick
Things Have Changed
Pressing On
The Levee's Gonna Break
Thunder On The Mountain
Shelter From The Storm


Et je ne connais pas encore tous les albums... I should have known: quand on s'aventure chez Dylan, on s'en prend pour dix piges, voire toute la vie. C'est pas moi qui le dis, c'est les rock critics.

J'aime que sur Isis, il joue de son harmonica à trois mètres du micro, qu'il ait du blanc plein la figure, et jette violemment son texte ("-If you want me to -YEEES!"), accompagné du violon de la gitane qu'il a ramassée dans la rue, que quand il chante Mr Tambourine Man ce soit un véritable ravissement et que tout le monde ait l'air en transe, qu'il nous transporte si loin dans le passé du blues, de la country et du rock aves ses derniers albums, qu'en fermant les yeux on se retrouve dans une décapotable sur une de ces immenses autoroutes américaines par un jour de grand ensoleillement général avec I Want You, ou en train de gravir une montagne d'Amérique du Sud en écoutant Desire, que ses premières ballades soient si dures et ses dernières romances si douces, qu'il donne envie de lire Kerouac, Shakespeare, la Bible, Ginsberg, et T. S. Eliot quand il nous balance Desolation Row et Highway 51 Revisited, qu'il ne supporte pas qu'on l'étiquette, que sa voix change à chaque album, que la longueur de ses chansons explosent le format radio 3'12, que ses textes soient tellement déments qu'ils me donnent envie de m'arracher le cerveau à essayer de les traduire, qu'il écrive des poèmes total-azimutés et une autobio bondissante, et que les gens croient qu'il est mort. J'aime que vous ne l'aimiez pas parce qu'il vous faut des voix mielleuses pour vous détendre l'esprit. J'aime ne pas pouvoir faire autre chose quand j'entends les chansons de Bob Dylan, parce que sa musique n'est pas pur divertissement. J'aime son sens de l'absurde et de la répartie, sa nonchalance crâne face aux journalistes, son élégance, sa peau de parchemin, la dureté glaciale de son regard, et sa diction précipitée.
Ouais, je suis fascinée par les vieux troubadours, quoi.


Dies Beatae: at last, TOGETHER THROUGH LIFE is out, et c'est pas dommage.

# Posté le mardi 28 avril 2009 06:23

Modifié le dimanche 04 octobre 2009 05:26

I'm a stranger here, no one sees me...

If my thought-dreams could be seen, they'd probably put my head in a guillotine.


Ceci posé (et on en a bien tortillé pour en arriver là!), mordons à pleines dents la chair juteuse du sujet. Paraitrait-il selon les sources obscures, que certaines foldingues et un tout petit tas de foutraques foutriquets traineraient leurs ramiches dans le coin sans que je le susse. Ladies and gentlemen, pardon de vous étriller les yeux et les doigts de pieds à longueur d'articles, mais tant que j'aurai de la visite, le chaudron ronronnera dans la casbah!

Jeunes filles, ce n'est pas parce que le Sexe est Eternité qu'il faut vous jeter dans la gueule de l'ours avant de l'avoir tué.
Jeunes hommes, ne sous-estimez pas la puissance fantasmante présente en chacune de vos camarades.

Après cet effort superhéroïque, je vais me coucher, car j'tiens plus en l'air, moi.

Sinon, c'tait juste pour dire qu'y en a qui tiennent une sacrée classe...
I'm a stranger here, no one sees me...

# Posté le jeudi 16 avril 2009 18:01

Modifié le dimanche 26 avril 2009 06:47

Jeu de l'Oie, Jeu de Roi.

On s'en allah prendre une poterie puis se faire une hâche roulée, fixer des vertiges Sur la route: her name was g-l-o-r-i-a, and I made her mine.

Autant vous dire que je ne veux pas travailler.

Agrandissement de la photo de Petit Féroce s'en va-t-en-guerre dans le but louable de mieux voir le cadavre allongé dans l'herbe du parc, avec ses yeux soulignés de noir au fusain et son cou de M. Creosote - il faut être drôlement pour regarder méprisamment une jeune fille qui entre dans un magasin chic hors de prix. Comment fait-on pour coller aux choses d'ici?

C'est comment qu'on freine?

Comment fait-on pour en avoir quelque chose à foutre, des détails de la vie? Pas que j'aie envie qu'on m'enfonce le museau dans la merde, mais...

#

# Posté le jeudi 09 avril 2009 07:03

Modifié le dimanche 01 novembre 2009 11:31

Freewheelin'

Freewheelin'
La vue d'une tasse remplie à 50/50 de liquide et de vide m'horripile plus qu'on ne pourrait le dire.

Si je meurs je donne mon coeur et je veux qu'on remplisse le creux avec des petits cailloux.

Refilez mon grand squelette un peu tordu à qui en voudra, mais au moins empaillez-moi, comme les renards et les bestioles des bois.


As long as you remember who's wearing the trousers.

# Posté le vendredi 27 mars 2009 08:37

Modifié le samedi 04 avril 2009 04:10