Mais avant tout, the news of the century (ou au moins de l'année 2009): Bob Dylan, Bobby, oui, se pointe à Paris les 7 et 8 avril. Tchernodébylus dans ma tête, Wha' da folk? et question "pourquoi y'a pas d'affiches publipapoucitaires", du moins jusqu'à ce que je me prenne le coup de pied au cul de ma vie en zieutant les prix... Oh punaise! 180¤ en catégorie peuple, c'pas dans mes moyens vieux bobby, t'abuses du slip! Un petit tour et puis s'en vont sur E-bay, la moins chère est à 70¤ mais je sens comme un couack qui s'profile, alors je m'abstiens.
Lecture du descriptif de la tournée en cours qui calme sa joie à la chamade qui se la joue StGuy dans ma poitrine, visiblement il reprend surtout du vieux blues, tout ça tout ça...
OR s'il venait à nous claquer entre les pattes avant son prochain passage en Europe?? Eh bien c'est tout simple: jamais de ma vie je ne me pardonnerai ma couardise. Ce sera LE regret de mon existence terrestre, l'épine dans le coeur et l'écharde dans le pied.
Oui, certes, mais imagine si le concert était juste... moyen? Voir Bobby EN VRAI, l'entendre EN VRAI, et être super déçue, déjà, alors que tu viens de le débusquer, et qu'il pourrait te fournir la nourriture musicale de ces cinq, voire dix prochaines années?? Et si le voir maintenant, ce serait tout gâcher irrémédiablement?
Et si tu te décidais un peu, enfin, à vivre dangeureusement?!? On dirait une vieille femme...
Bon sinon... Quelle débâcle, ce printemps cinématographique! Pélleas et Mélisandre, une sorte de making of d'opéra, trop long, avec trop de scènes inutiles, mais quelques interviews lumineuses qui font que je ne regrète ni le temps ni l'argent dépensés. Of time and the city, documentaire sur Liverpool par un vieux mec qui y est né... L'ambition est certes belle, évoquer le temps passé dans l'ancien Liverpool dont il ne reste plus grand chose, évoquer quelques traits biographiques forts... Mais le narrateur est insupportable, les images laides, la musique de même. Je me suis rarement aussi ennuyée. John Lennon avait tout dit dans In my life et Paul Macca a résumé la situation et sans le vouloir tout le contenu de ce docu récent en quelques mots: "J'y suis retourné, mais j'ai été peiné de voir qu'il ne reste presque plus rien du Liverpool de ma jeunesse." Ce soir, Two Lovers. Même le plaisir de contempler Joaquin Phoenix ne nous a pas sauvées de l'ennui profond, Camille et moi. Le degré zéro du triangle amoureux, du mec qui accepte la petite mort quotidienne en se "rangeant". Sans dèc, ça aurait pu être intéressant, mais le réalisateur a créé un tas de malentendus, et a bâclé un tas de trucs, de mon point de vue. A ne pas voir.