Paris

Alors que je me mettais à manger ma brioche Suisse (ben oui...), une envie de rédiger un article sur ce blog me prit. Love Shack passe sur Deezer, je viens de m'enfiler une assiette de... en fait je préfère pas vous décrire ça, encore une expérimentation bizarre de la fille qui n'a jamais cuisiné de sa vie... Bref, un délicieux moment avant de me taper trois heures de cours en amphi surchauffé, de 16h à 19h.

Paris doit être la ville de toutes les peines de coeur, car comment toutes ces belles personnes feraient-elles pour ne pas sans cesse tomber amoureuses? Ou alors, c'est le dernier bastion de chasteté précieuse au monde. Là, j'ai des doutes. Les mecs doivent être les derniers Stoïciens et les filles, toutes des frigides. Ou c'est moi qui décaroche complentamente. Est-ce que tous les moches sont contenus en banlieue? OU alors un des maires du Vème était tellement fan de Boris Vian qu'il a appliqué l'intrigue de son délicieux Et On Tuera Tous Les Affreux à son arrondissement...
Tout ça pour dire qu'à chaque fois que je mets un pied dehors je tombe en admiration devant tous ces gens magnifiques, bien fringués, dignes et détachés, élégamment nonchalents. C'est la pollution qui rend les gens beaux?
Bien sûr que je ne crois pas naïvement ce que je viens d'écrire! Je sais parfaitement qu'il s'agit d'une IMPRESSION, donc tout à fait irrationnelle, tout ça... En attendant, si j'étais une impressionniste - et si j'avais été peintre j'aurais sans doute fait partie de ce mouvement, même si en tant que spectatrice il ne me plaît pas particulièrement - je représenterais les parisiens comme des espèces d'apparitions divines, inexplicables, des dieux modernes, des Don Juan revenus de l'enfer tout spécialement pour séduire la dernière chaste jeune fille au coeur pur, des mannequins avec de la chair dessus, des vieux Robert Redford sans le cheval et avec des chemises sans carreaux, des Uma Thurmann intelligentes... BREF! Vous avez compris l'idée.

Qu'est-ce que c'est bon une brioche suisse! J'suis sûre de convertir tous les extraterrestres de l'univers au rousseauisme, avec ça dans mes valises!
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# Posté le mardi 21 octobre 2008 08:50

Exub'errance.

"Cette semaine, dans Panique au Mangin Palace, tu es cadavre exquis ou cantatrice chauve, tu es syllogisme foireux, tu es kafkaïen, tu es 35 heures pour Xavier Bertrand, tu es la peau de l'ours avant de l'avoir vendue et tu es aussi..., oui, tu l'auras compris, l'ami, ce matin tu es absurde et tu attends Godot..."
Panique au Mangin Palace (du 22 juin 2008) de Philippe Collin, sur France Inter.


Rédigeant une chose de listes à vivre avant de vieillir.
Digérant une vieille à lister avant les choses de la vie.


Willie Gillis écrit son nom sur ses livres entre deux pipes à la fenêtre. Vision qui s'étire depuis l'enfance, la grande enfance.

I'm in love with Philippe Collin.

Allez, faut qu'j'aille bosser.
Exub'errance.

# Posté le dimanche 12 octobre 2008 07:50

« Ce mec, il est vraiment trop a+a=2a, quoi! » (entendu rue Soufflot)

Première Pluie.

La pluie a une odeur plus dure, moins subtile que dans le Nord. Dehors, les gens ont des visages consternés, ils ont l'air révoltés contre la météo, exaspérés par le climat. Dans le Nord, ils ont des airs de héros tragiques souffrant sous le poids immense de la Fatalité.
A un croisement, un automobiliste ralenti légèrement car des piétons font mine de vouloir braver le marcheur rouge; un motard en costume trois pièces klaxonne violemment et hurle « C'est vert! » à l'adresse du conducteur, humilié par cette agression sonore.

Premières impressions.


La vie va bien, à Paris.

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# Posté le vendredi 03 octobre 2008 18:23

Modifié le samedi 04 octobre 2008 07:04

"Son minois mignon me faisait songer au maudit amant d'Anabel Lee." (Phrase entendue dans l'amphi Cauchy de la Sorbonne.)

"Son minois mignon me faisait songer au maudit amant d'Anabel Lee." (Phrase entendue dans l'amphi Cauchy de la Sorbonne.)
Tremendous change of mood.

Une promenade rue Mouffetard, une petite discussion sur des choses indifférentes avec un strasbourgeois, un mail de Justine, un coup de téléphone à Natachou, un autre à Léna, un autre de Camille, encore un de STT, quelques photos, dessins, tableaux, cartes postales aux murs, et le monde semble tout de suite moins dépeuplé - ou surpeuplé (tiens, un petit australien m'adresse la parole au MacDo, c'est quand même marrant Paris...). Ma famille arrive bientôt, les cours d'Ancien français s'achèvent demain à 13h, bref, fini le Homesick Blues. Je vais pouvoir écouter Bob Dylan dimanche grâce à la chaîne hifi que Camille va rapporter ce week-end... You know what? I'm happy.

J'irais bien au cinoche, ce soir. Ou demain aprèm, avant de laver et ranger l'appart.

Vais-je commencer une conversation avec les australiens, ou vais-je directement chercher mes billets de train en Gare du Nord?

La suite au prochain épisode...

# Posté le vendredi 26 septembre 2008 11:59

Modifié le jeudi 02 octobre 2008 06:58

Remake de "Un Américain à Paris"?

J'en sais rien, j'ai pas vu le film.
C'est d'un bizarre de vadrouiller dans les rues du Vème!!! Je n'arrive pas à m'enlever de la tête que jamais, JAMAIS je n'ai connu la solitude. Tout ce que j'ai pu dire jadis sur ce sujet n'est qu'un tas de conneries. J'ai compris cette semaine Baudelaire et sa solitude des foules, le truc que je n'avais jamais encore réussi à concevoir.

"Le Spleen de Paris" est au programme cette année.

La famille est loin, les amis sont loins, personne sur le Net, personne à l'appart jusqu'à la fin de la semaine parce que Camille est rentrée. Personne dans l'amphi. Une connaissance de quelques paroles échangées, rien de plus.

Bizarre.

J'essaie de creuser en moi tant qu'il y a quelque chose de nouveau, de jamais-ressenti, avant que ça disparaisse. Du nouveau!!! C'est marrant, ça me rappelle quelques vieux articles...

Le matin, en allant en cours d'Ancien Français, je vois la Tour Eiffel dans la brume, au loin. Je regarde Rousseau dans le gris des yeux de pierre et je ne le reconnais pas, je vais manger là où ça parle italien, espagnol, russe, et c'est une solitude encore plus grande, encore plus bizarre. Je me demande quand je me sentirai chez moi à Paris comme je me sentais chez moi à Lille.

Il n'y a rien de difficile pour l'instant. J'ai l'impression de me laisser vivre, de ne rien avoir à faire pour que ça aille bien, que ça marche tout seul.

J'ai l'impression d'être ici depuis des semaines, à cause de tous ces gens qui me manquent et dont je n'ai pas de nouvelles.

Vivement la Toussaint, vivement les invités à l'appart, vivement les anniversaires d'octobre, vivement l'année prochaine et les quelques gueux qui viendront à Paris.

Mais là je fuis ce que je recherchais, et je suis lâche.

Être 190 à écouter une prof expliquer l'ancien français, c'est quand même extraordinaire.

Ca ne m'a jamais dérangée de croiser des gens dans les rues et de ne pas leur dire bonjour, de faire comme s'ils n'étaient pas là, pour je ne sais quelle raison. Pourquoi est-ce qu'ici, ça me semble douloureux, difficile, affreusement absurde? Je me sens coupable de ne pas saluer les 50 personnes que je croise tous les matins.

En fait, le départ fut une surprise, alors j'ai laissé plein de trucs à la maison. Mes dossiers dans mon ordi, mes cahiers, tout ce qui contient mes admirations, mes goûts, tout ce qui est à moi est resté là-bas, alors je suis ici comme en week-end. L'ennui, c'est que ça va durer un mois, à peu près. Dur.

Vienne le jour où je pourrai comprendre!


Voilà quelques remarques jetées en vitesse. Pas le temps de me relire, à la prochaine, peut-être ce week-end.

Faut que je trouve un supermarché!!!
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# Posté le mercredi 24 septembre 2008 12:06

Modifié le mercredi 24 septembre 2008 12:17

A la Recherche du Temple Herbu.

A la Recherche du Temple Herbu.
Ceci est un article dégueulasse.
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# Posté le dimanche 07 septembre 2008 06:57

Libre interprétation de la Visualisation élusive: 8ème prise.

Comme une indicible envie de... Bouffer vives leurs sales tronches de bonnes femmes à toutes les collègues de Madame L.!!! C'est quoi cette façon de répéter les mêmes choses trois, quatre fois?? Elles prennent systématiquement leurs interlocuteurs interloqués pour des débiles légers?

RAAAAAAH
de la bouillie de langues, du jus de chairs flasques pressées, de la confiotte de fillote à sa mémé!

De quoi faire un bon American Psycho 2, bien dégoûlinant, même pas besoin d'une simple lasure sur les décors, on tourne sur plateau réel, mes enfants!!!

# Posté le vendredi 29 août 2008 15:07

Modifié le samedi 30 août 2008 04:30

Interprétation Libre de la Visualisation Elusive: 5ème prise.

Nouveauté. Christian Bale est une nouveauté. Je traînais mon lot de vieilles admirations, désespérant de trouver une nouvelle tronche à étudier, une nouvelle filmographie à éplucher, un nouveau jeu pour lequel s'enthousiasmer. Euréka!

Par-delà l'acteur, le bel acteur, l'acteur ensanglanté.

Comme une indicible envie de... Trouver d'autres esprits à sonder, d'autres personnalités à apprendre par coeur, d'autres sautes d'humeur à analyser. La bile parisienne est-elle différente de la bile nordique?
CHANGEMENT! NOUVEAU! Encore, toujours, toujours, changement, nouveau, neuf, changer, nouveauté. Besoin impératif de refaire le stock. Re-sentir tout le mystère de la personne inconnue. Ne pas savoir sur quel pied danser. S'illusionner sur la profondeur d'autrui. Car pour l'heure, je m'ennuie.
Interprétation Libre de la Visualisation Elusive: 5ème prise.

# Posté le vendredi 29 août 2008 08:24

Interprétation Libre de la Visualisation Elusive: 800 914ème prise.

Interprétation Libre de la Visualisation Elusive: 800 914ème prise.
Arh ya, oune bioutifoul cheune 'omme, yaaa!

Comme une indicible envie de...




Duel massacreur
Suicide collectif
Sonate sinistre pour deux
Partage de Minuit
Mariage cannibale
Valse acide
Duo pour marteau-piqueur et scie sauteuse
Haine %2
Rendez-vous explosif
Fins tragiques
Crime passionnel
Folie furieuse
...





"Cherche détresse vénale, Empoisonneuse au véronal, Cherche Vénus à valium, Tueuse munie de parabellum, Cherche solitude en alerte, Fugueuse inexperte, Cherche issue de secours, Impasse valant le détours, Cherche violence subite, Clandestine en transit, Cherche voyou faisant la belle, Voyelle dans poème fou, Cherche querelle à la vie, Esprit qui toujours nie, Cherche sel de la terre, Rabatteuse de l'enfer...

Prière d'envoyer Télegramme dévoyé, Prière de décliner Identité falsifiée, Prière de rédiger Lettre à couteaux tirés.

Cherche fossoyeuse d'illusions, Trafiquante d'irraison, Cherche amante au désastre fidèle, Buveuse de chamapgne au fiel, Cherche égorgeuse aux mains pures, Petite soeur aux lèvres sûres, Cherche arnaquese sans remords, Collectionneuse d'amours mortes, Cherche meurtrière en sursis, Incendiaire dans la nuit, Cherche âme soeur pour noces vénéneuses, Prédateur pour alliance belliqueuse, Vous que l'odeur de mon sang remue, Venez à moi dans l'attente du pire: Je viens à vous les mains nues..."


# Posté le vendredi 29 août 2008 08:12

Modifié le samedi 30 août 2008 04:26

Interprétation Libre de la Visualisation Elusive: 312ème prise.

Interprétation Libre de la Visualisation Elusive: 312ème prise.
Comme une indicible envie de... Faire une ordonnance, et une sévère, aux habitants du trou du cul du monde. On va les retrouver aux quatre coins de Paris, façon puzzle. Ils connaissent pas la Zoot, ces mecs! Quand on m'en fait trop, j'correctionne plus, j'dynamite.

Mais que pourquoi??? Comment donc??? Que sont ces serpents qui sifflent sur sa casquette?

C'est bien simple, mes amis...
Le climat.
Ca s'entre-déchire et ça se bouffe le foie, ça se fait des allusions et des sous-entendus: j'n'en puis plus. Pas de dessert pour moi, merci.

+++

J'ai comme une envie de tourner le gaz
Comme envie de me faire sauter les plombs
Comme envie de t'expliquer comme ça
Que ton indifférence, elle ne me touche pas
Je peux très bien me passer de toi
Comme envie de sang sur les murs
Comme envie d'accident de voiture
Comme envie d'expliquer comme ça
Que ton indifférence elle ne me touche pas
Je peux très bien me passer de toi
J'ai comme envie de n'importe quoi
Comme envie de crever ton chat
Comme envie de tout casser chez toi
Comme envie d'expliquer comme ça
Je peux très bien me passer de toi
J'ai comme envie d'une fin torride
Comme on n'en voit qu'au cinéma
J'ai comme envie que ce soit terrible
Et que ça se passe juste en bas de chez toi
Je peux très bien me passer de toi.
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# Posté le vendredi 29 août 2008 07:59