Ha HaaaAAAA!!!

Ha HaaaAAAA!!!
Aristocrate
Acrobate
Artistique
Aristophanesque
Astronaute!
Assourdissant
Affligeant
Aznavourless
Abritez-vous vite
Axiologique
Asthmatique
Agité du bocal
Ariane-power
Agile de la pédale
Acariâtre
Ah bon c'est fini?
Alors...
Adieu!

# Posté le vendredi 11 juillet 2008 16:20

Modifié le mardi 15 juillet 2008 16:30

Monde de merde.

Monde de merde.
Alors on rouspète?! On réclame?!

Voici les passionnantes participations de SebWit aux séances photos gueusiennes.



Vous appréciez l'originalité comportementale j'espère.


Alors Séb, fais pas chier. Ou bien...


CA VA CHIER!!!

# Posté le mardi 08 juillet 2008 18:00

Mais c'est uniquement parce que Le Monde Diplomatique, c'est mieux que La Voix du Nord!

People just ain't no good, I think that's well understood...

Faisons sept fois le tour de nous-mêmes avant de nous coucher, et peut-être, avec un peu de chance, nous réveillerons-nous plus bêtes qu'avant. Vous promettre rien ne le puis-je, mais le faites le dites-moi résultat donc.

Ceci n'est pas un skybogle sur le cyclimse.
Merci de votre compréhension.

+
Mais c'est uniquement parce que Le Monde Diplomatique, c'est mieux que La Voix du Nord!

# Posté le dimanche 06 juillet 2008 16:52

Modifié le dimanche 06 juillet 2008 17:11

Psychorigide!

Psychorigide!
Dans un pays où même les fromages n'ont pas de trou, forcément...

# Posté le vendredi 04 juillet 2008 18:15

Les sens d'un être littéraire...

Rien de comparable au papier griffonné, trifouillé, au dessin en train de se faire, au work in progress, à la lettre tracée. Chatouilles derrière le crâne, en regardant quelqu'un écrire, gribouiller, en écoutant le son d'une feuille chiffonnée. Jouissance sensuelle du littéraire.
Observation du peintre au travail, autre réjouissance: ses coups d'oeil suprêmement attentifs, le sentiment qu'il ressent et voit plus intensément. La vue de cette vue me fait frissonner. Jouissance sensuelle liée à l'artiste.

Regarder Bob Dylan en interview, dessinant, jetant son regard dur sur le malheureux qui le questionne, le son du stylo rythmé de surcroît par le débit et le ton si particulier de Dylan... Plaisir immense.

Voilà.

# Posté le vendredi 04 juillet 2008 17:57

Et Baudelaire n'a strictement rien à voir là-dedans.

Et Baudelaire n'a strictement rien à voir là-dedans.
L'été - vide, vaste, vaine demeure en la demeure.
Vadrouiller dans une circonférence précise. Bétail, non, pas même du bétail.
"Now's the time for your tears."
Inutile créature - longs cheveux battant sa seule réalité: l'air, le vent.


Je me levai et m'adressai ainsi à mes dix-six pleutres:
En vérité je vous le dis, ça pue la charogne ici!
Virons de là avant qu'on nous accuse de pétouiller dans les coins.
Allez, Louya, fais pas ta rabat-joie, suis-moi!
Chantez avec moi une petite chanson paillarde, ça fera passer le voyage
Plus vite derrière, faites pas vos sodomites du dimanche
Vous avez beau porter soutane, vous n'êtes pas très crédibles!

Alors Jeanne la nonne me dit:
Imagine tous ces gens, culbutant en paix dans les fourés
Les pucelles en bas de dentelle!
Certains me diront rêveuse, mais je ne suis pas la seule.
Oui mon frère, je rêve de bas de dentelle puisque la guerre est finie
Et la femme a beau être le nègre du monde,
Je m'insurge et m'asperge et me poireaute d'eau benête.

Saint Paul lui répondit:
Tu as raison, mon mignon, car tu sais,
Je connais des gens qui veulent remplir le monde
De chansons d'amour, et qu'y a-t-il de mal à ça?
Bourguignonne, allons voir si la rose...

Je les coupai net, ces maudits juifs:
Ah! il suffit mes amis!
Je préfère partir plutôt que d'entendre ça plutôt qu'd'être sourd!
Adieu qui est mort s'il a jamais existé!

Voici comment je n'écrivis jamais Le Livre.

# Posté le vendredi 04 juillet 2008 17:26

Modifié le jeudi 20 novembre 2008 04:49

Une huître virtuelle sera toujours plus classe qu'une moule réelle.

Les affriolantes turpitudes vitales sont tout quand elles ne sont pas, mais arrivent-elles, elles ne sont plus rien. Con-dition humaine. Ou comme l'a mieux dit Rousseau, "Le pays des chimères est, en ce monde, le seul digne d'être habité."
Rêves. Comment les provoquer? En ne rêvant pas la journée. What a day for a daydream, what a day for a daydreaming boy! Comment les faire fuir? En jouant les succubes imaginatifs.

Tous les chemins sont sans issue. Je me secoue au bord de la frontière, funambule, 31décembre ou 1er janvier aux pieds des dunes, presque ailleurs, pensée vacillante du fait de l'ivresse qui gagne, mais lucidité infinie, in-betweenness totale. Hors du chemin l'effroi, hors de la société les foies, hors de l'humanité le froid. "Tous les chemins sont sans issue." L'issue n'a pas de bord, juste un seuil, indiscernable. Le chemin est ennuyeux à en crever le ventre à terre, les quatre fers en l'air, les yeux écarquillés, la carcasse écartelée - crever d'ennui, pire que crever les poumons bourrés d'eau vaseuse, pire que crever dans son pieux comme un vieux crapaud pissant, pire que crever empoisonné par une vile bonne femme acâriatre et stupide, pire que crever par le dos à la Jesse James, pire que crever à poil au bordel en pleine masquarade lubrique... Nous crevons tous d'ennui, bile fade, herbe terne, humeur placide.

J'aime cette vie tant elle est ridicule, je m'aime tant je suis drôle à regarder et à écouter, dommage que je me connaisse de l'intérieur, ce serait tellement plus drôle encore si j'étais une autre personne face à mon masque sophistiqué. Celui qui sait rire de lui-même n'a pas fini d'se poiler. Ca promet des esclaffades internationales.
Comment peut-on déprimer quand on a la vie en soi, et en prime, des humains en face? Je ne comprends pas. Mais ne vous méprenez pas sur le sens de mes paroles: je veux dire - comment pleurer quand, en se plongeant en soi, on trouve tant de motifs à la franche rigolade, et en levant la tête vers le monde, tant de visages farcesques, tant de tours et de détours comiques? Voilà ce que je veux dire. Je n'ai d'ailleurs pas pleuré depuis des mois, et avec la meilleure volonté du monde, je n'y parviens pas, car cette tentative même de me tirer des larmes à moi-même à coups de crochets pour écerveler les futures momies me donne plus de hoquets d'hilarité que de sanglots désespérés.

"Le besoin de consolation que connaît l'être humain est impossible à rassasier."

Mon masque sophistiqué qui grimace si bien, qui cache si bien - du moins le crois-je - ce qui ne doit pas être montré, nommé, découvert, mon cher masque que je n'arrive pas à m'enlever de la figure; la peau viendrait avec, comme celle de cette vieille femme dans L'Heure du Loup, qui n'ose ôter son chapeau de peur que son visage ne s'arrache avec lui. Comment font les gens pour parler avec des masques? Comment est-ce que je fais, moi, pour supporter les grimaces et les singeries des autres, alors que j'ai besoin de leur substance pour grandir, pour me nourrir, alors que je ne suis qu'une éponge? Je souffre de la moindre ombre, mais quand je connais bien, j'en gerbe d'indifférence.


I like my town with a little drop of poison.

# Posté le vendredi 04 juillet 2008 17:04

Modifié le jeudi 20 novembre 2008 04:53

~~~ Lis tes ratures! ~~~

Réponse à un acte d'interrogation.

On m'a demandé -- La philosophie, c'est tout? Pourquoi arrêtes-tu maintenant? Pourquoi les Lettres Modernes? -- et je n'ai su que répondre, là, tout de suite. Je n'ai pas l'esprit vile mais agile de voltaire, plutôt le cerveau architecte et chercheur de Rousseau - non pas que j'aie l'outrecuidance de me hisser à la hauteur du Promeneur Herbivore!
Ce processus de détachement du sein de la Mère Sophia fait en réalité partie du processus inverse, d'attachement, d'approche. Plus je frôlais la Grande Sophie plus je sentais, au fond, remuer un monstre de révulsion, qui n'a fait que s'accroître durant toute l'année. Je dois avouer que j'avais une nourriture de choix à lui mettre sous le nez: la Physique d'Aristote, hé oui, encore elle, encore lui. (Et tant pis si tout cela pue la rhétorique: j'essaie tant bien que mal de donner une idée de ce que j'ai vraiment ressenti depuis juillet dernier.) Ainsi, cette année, je me présentai aux cours de philo en dilettante à l'oeil ironique - l'autre restait sérieux, histoire de ne pas froisser le bon professeur... -, me concentrant de plus en plus sur la Littérature: théâtre, poésie, roman, tout était bon pour calmer la nausée que causaient les ouvrages de philo. Bien sûr, tout cela est exagéré: il y eut encore des journées de révisions illuminées par des découvertes, des compréhensions venues de philosophes. Mais ces Lumières ne sont rien, perdues dans le Voyage au bout de la nuit qu'offre la Littérature: les premières font et défont des systèmes, peignent du gris sur la vie, tandis que la seconde... mon dieu comment décrire ce qu'arrive à faire la Littérature?! Elle met des mots - qui ont magiquement pris une saveur différente - sur l'Indicible, elle construit des mondes selon les visions de ses auteurs, elle malaxe la réalité, elle nous plonge en nous-mêmes et nous ressortons de cette immersion réveillés de nous-mêmes, du sommeil de nos carcasses triviales... Oh elle fait encore tant de choses! Elle fabrique un univers de langage où les mots sont des êtres, les personnages de l'histoire. C'est là qu'elle est la plus belle, l'Alchimiste suprême, la plus ELLE. Comment demeurer au chevet branlant de la vieille Mère Sophia?? Alors...

J'ai mis un bonnet rouge au vieux Heidegger!

C'est pourquoi, à la Sorbonne, je n'apprendrai pas à interpréter des textes obscurs soit-disant bien construits et rhétoriquement parfaits, à m'inscrire sur le bout des doigts des systèmes qui tiennent tout seul ou presque, à m'éloigner lentement de la vie. On peut exister par procuration en lisant un roman. Essayez donc de ressentir des émotions pures en lisant Nietzsche, Kant et Hegel... Essayez même d'appliquer une seule de ces magnifiques philosophies!
La Littérature accepte la contradiction. Cette caractéristique seule aurait du me rendre consciente de sa supériorité.

[ Et joyeux anniversaire Rousseau! :) ]

# Posté le samedi 28 juin 2008 09:37

Modifié le jeudi 20 novembre 2008 04:56

Adieu

Une rencontre parmi les adieux, du nouveau au milieu de l'ancien. Indicible joli souvenir...

Alors comme plus j'essaie d'en parler plus je me heurte à une masse d'incommunicable, let's try something else. J'ai accumulé de quoi compiler un nouveau Best of the Prejudices about Myself.


"T'es d'un cynisme! Qu'est-ce que t'es cruelle!"

"Oh c'est horrible c'que tu dis, Ysatis..."

"T'es tellement associale, c'est trop marrant!"

"T'es pas très souriante comme fille. Tu m'as jamais souri une seule fois de l'année!"

"Ysatis, elle a pas besoin de vin pour dire la vérité."

"Pourquoi t'es si méchante avec moi??"

"T'es rabat-joie!!"

"Alors elle c'est Ysatis, elle est folle et elle aime les morts.
Elle est pas nécrophile, hein, mais elle adore tout ce qui est gore.
J'suis sûre que vous allez bien vous entendre."


Allez-y, c'est pas comme si vous me connaissiez....
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# Posté le vendredi 27 juin 2008 07:11

SATISFACTION

[Sur l'air de L'Île aux Enfants] Il est venu le temps des rires et des chants, des larmes et des cris, les résultats sont sortis...

Ne l'avais-je pas dit?! QUE DALLE!! HA HAAAAAAA HA HA HA HA ha ha haaaa.... Quel TRIOMPHE!!!

Je ne me lasse pas d'annoncer aux gens, à tous ces gens ne-sois-pas-défaitistiens et y'a-pas-de-raison-que-tu-ne-l'aies-pasiens, juste pour voir leurs postures en pleine déconfiture et leur malaise mince-va-falloir-que-j'invente-quelque-chose-de-gentil-à-diresque que NON je ne suis pas admissible, même pas sous-admissible, qu'à l'échelle Normalienne je suis tout juste une sous-merde, et quand j'aurai mes notes je les crierai sur les toits, ça me fera bien rire, les 1 en latin et histoire, le 3 en doctrine aristotélicienne... En revanche, pour le reste, ce sera peut-être beaucoup moins drôle. MAIS j'ai eu mon équivalence avec mention très bien, ce qui est très bien, alors tout va très bien. Ca sent bon la Sorbonne, mes amis!

TRISTESSE pour Julian, FIERTE pour la troubadouresque Claire Terrible et pour SébWit le Robotique.

Ainsi s'achève cette histoire. Ils vécurent heureux et burent beaucoup, longtemps.
SATISFACTION

# Posté le jeudi 26 juin 2008 18:34

Modifié le vendredi 27 juin 2008 05:13